vendredi 16 juillet 2010

Voi

Indéniablement, le premier joyau s'appelle ainsi, il s'appelle Voi.

Au commencement était le Verbe... Tant d'écrits débutent ainsi, ce grand écrit-là de cet auteur-là commence par cette phrase, et comment pourrait-il en être autrement pour un petit bijou qui en est à son commencement-ci et aspirant à cela... Au commencement était le Verbe, et je suis sûre que le Verbe était chanté et sans doute même dansé. Chanter, c'est prier deux fois, disait St Augustin et les Africains rajoutent: "danser, c'est prier trois fois." Alors je ne peux imaginer autrement ce verbe qu'en beauté, en sons légers et consistants, en mouvements célestes et ancrés à la fois, un verbe plein et libre. God spell...

"Ouvrez la bouche, comment voulez vous que le son sorte si vous n'ouvrez pas votre bouche?" "Tu es belle, je n'ai rien à dire d'autre, et tu dois prendre confiance en toi." "J'ai longtemps voulu chanter comme une blanche, avec une voix de blanche, Ce rêve bleu... Et j'ai eu du mal à accepter que j'avais une voix de black." Et ma foi, quelle voix! Quelle est ma voix? Rêve bleu blanche ou dame black au cœur si immense qu'il semble pouvoir embrasser le monde entier? J'aimerais... Mais est-ce que je peux? J'aimerais... Mais ai-je réellement les capacités?
Les débuts sont toujours balbutiants. La voix pousse fluette, le souffle passe, entre, gonfle, rebondit, la voix laisse passer, force, puissance. Quelle est cette voix?
Un cours proposé pour la rentrée: "découvrir sa voix", tout un programme...
Il s'agit toujours de découvrir sa voie. Il n'est là question que d'une lettre, et peut-être pas la dernière. Quand on frotte ces ailes, elle s'envole vers la source de la confiance.
"Il était une vois, dans la ville de Voix, un marchand de voi qui dit "ben ma voi, il faut de la voi, pour acheter du voi, dans la ville de Voix." Tu voies?

Mais peut-être voi est-il la vie ondulante irrépressible, ou la vulnérabilité oubliée imprévisible ou bien encore un volcan ouvert indomptable?

Et le dessin de sa forme se termine par un i, comme un petit prenant l'envol de son nid, comme un l laissant échapper sa lave endormie, comme un rayon tendant vers l'infini. Merc-i.

jeudi 15 juillet 2010

Coffre à trésors

Voici l'introduction pour ma rubrique dans l'Impartial de la Drôme.

Chacun de nous a un coffre à trésors à l'intérieur de lui. La grandeur de ce coffre dépend de son contenu. Certains l'ont vide. Certains le laissent sans cesse ouvert et perdent régulièrement les bijoux qui y viennent ou se les font voler. Certains le gardent fermé de peur de perdre son maigre contenu. Certains achètent à prix d'or chaque pièce. Certains prennent soin de choisir leurs bijoux pour les y laisser, certains en reçoivent et les accueillent.
Chacun a le choix de brader ses bijoux, ou de les garder précieusement, de les cacher ou de les montrer secrètement. Certains s'émerveillent en se les montrant intimement et certains même s'en offrent.

A travers les articles de cette rubrique, j'ai envie de vous faire découvrir mes pierres précieuses. Certaines sont bien sombres, d'autres un peu ternes. Certaines sont tape à l'oeil, d'autres mignonnes. D'autres encore rutilent, brillent, irradient. Peut-être cela vous donnera-t-il envie de me montrer les vôtres, peut-être même de m'en donner ou d'en échanger avec moi, l'échange étant toujours un enrichissement, car les bijoux, on n'en perd jamais vraiment... je crois...

Le jugement dernier? "Mon enfant, montre-moi ton coffre à trésors, qu'y a-t-il dedans?
- Eh bien, tous les noms de ceux que j'aime, le regard de ces passants qui m'ont réchauffé un peu les jours de grand froid, des chants recueillis de ci et là, des danses, ces paysages fabuleux que Tu m'as donnés d'admirer, et ces joyaux, ces joyaux..."

Alors, voici, pour la première fois, je vous ouvre mon coffre à trésors: